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Affichage des articles du février, 2026

“Epstein” montre la voie vers la fin de l’impunité

 L’affaire Jeffrey Epstein (2005-2019) n’est pas une anomalie historique. Elle s’inscrit dans la continuité de scandales où des individus puissants ont abusé de leur position pour exploiter des personnes vulnérables. Parmi les précédents : l’affaire Marc Dutroux en Belgique (1996-2004) ; l’affaire Jimmy Savile au Royaume-Uni (1960‑2000, révélée en 2012) ; l’affaire Harvey Weinstein aux États-Unis (révélations 2017, procès 2020), qui a déclenché le mouvement #MeToo ; et l’affaire NXIVM (1998-2018) dirigée par Keith Raniere. Des contextes différents, mais un même mécanisme : influence sociale, réseaux de protection, silence prolongé. Ces affaires montrent comment le pouvoir permet à certains de transformer leur position dominante en impunité. Ce n’est pas seulement une question morale individuelle, mais de structures qui protègent et retardent la révélation des faits. Aujourd’hui, ces révélations dévoilent un craquement dans l’édifice du pouvoir — un signe positif que des structures ...

“Epstein” montre la voie vers la fin de l’impunité

L’affaire Jeffrey Epstein (2005-2019) n’est pas une anomalie historique. Elle s’inscrit dans la continuité de scandales où des individus puissants ont abusé de leur position pour exploiter des personnes vulnérables. Parmi les précédents : l’affaire Marc Dutroux en Belgique (1996-2004) ; l’affaire Jimmy Savile au Royaume-Uni (1960‑2000, révélée en 2012) ; l’affaire Harvey Weinstein aux États-Unis (révélations 2017, procès 2020), qui a déclenché le mouvement #MeToo ; et l’affaire NXIVM (1998-2018) dirigée par Keith Raniere. Des contextes différents, mais un même mécanisme : influence sociale, réseaux de protection, silence prolongé. Ces affaires montrent comment le pouvoir permet à certains de transformer leur position dominante en impunité. Ce n’est pas seulement une question morale individuelle, mais de structures qui protègent et retardent la révélation des faits. Aujourd’hui, ces révélations dévoilent un craquement dans l’édifice du pouvoir — un signe positif que des structures autre...

Fissures dans les fondations de l'entité sioniste

L’un des principaux soutiens du sionisme a publié un essai* qui marque un tournant évident — et révèle une fissure réelle dans le projet sioniste. Sans renoncer explicitement au sionisme, Yuval Noah Harari démonte plusieurs de ses piliers moraux fondamentaux.  Il rejette clairement l’idée selon laquelle les Juifs seraient les « peuples autochtones originels » de la terre, nie que les royaumes antiques ou les événements de l’époque romaine puissent fonder des droits politiques modernes, et affirme que l’histoire ne peut servir d’acte de propriété. À elle seule, cette position constitue une rupture majeure avec la justification sioniste classique. Plus frappant encore, il reconnaît qu’au début du XXᵉ siècle, les Palestiniens disposaient d’un droit plus fort sur la terre que les immigrants juifs, et que l’antisémitisme européen n’était ni leur faute ni leur responsabilité. Le sionisme apparaît ici non comme un retour historique inévitable, mais comme un projet politique minoritaire, c...