L’un des principaux soutiens du sionisme a publié un essai* qui marque un tournant évident — et révèle une fissure réelle dans le projet sioniste. Sans renoncer explicitement au sionisme, Yuval Noah Harari démonte plusieurs de ses piliers moraux fondamentaux. Il rejette clairement l’idée selon laquelle les Juifs seraient les « peuples autochtones originels » de la terre, nie que les royaumes antiques ou les événements de l’époque romaine puissent fonder des droits politiques modernes, et affirme que l’histoire ne peut servir d’acte de propriété. À elle seule, cette position constitue une rupture majeure avec la justification sioniste classique. Plus frappant encore, il reconnaît qu’au début du XXᵉ siècle, les Palestiniens disposaient d’un droit plus fort sur la terre que les immigrants juifs, et que l’antisémitisme européen n’était ni leur faute ni leur responsabilité. Le sionisme apparaît ici non comme un retour historique inévitable, mais comme un projet politique minoritaire, c...
Le 19 juillet 2024 marque une victoire immense pour la justice, qui s'est clairement prononcée en faveur des droits du peuple palestinien. La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis déclarant que l'occupation des territoires palestiniens par Israël est illégale. Elle a exigé que tous les États agissent pour mettre fin à cette occupation et qu'Israël verse des réparations aux Palestiniens ayant souffert de cette situation. Il faut rappeler que cet avis fait suite à une décision récente de la Cour demandant à Israël de cesser toute action à Gaza susceptible de constituer un génocide. Cet avis de la CIJ va renforcer les pressions internationales sur Israël. Bien que cela prendra du temps, à l'instar de la suppression de l'apartheid en Afrique du Sud, il ne fait aucun doute que la justice prévaudra et que les Palestiniens retrouveront leur droit à l'autodétermination. Benyounès Saidi