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Les fleurs des larmes

 Il m’arrive parfois de lire un livre qui me touche au plus profond, non seulement par son contenu et son message, mais aussi par la présence vivante de celle qui l’a écrit. Jeanne Baillaut, l’autrice de ce troisième recueil de poésie libre intitulé Des larmes et des fleurs, est une jeune femme dans l’âme, âgée de 91 ans. Française, elle est née en Espagne où elle a vécu trois ans avant de rejoindre la France, où elle a grandi et vécu jusqu’en 1956. Cette année-là, elle voyage au Maroc, puis deux ans plus tard elle émigre au Canada, où elle réside encore aujourd’hui. Sa vie a été riche d’expériences et d’engagements, et elle a apporté à la communauté francophone sa sensibilité et sa contribution culturelle avec constance et générosité. Les textes réunis dans ce recueil ne sont pas des poèmes au sens strict. Ils relèvent plutôt d’une prose poétique, d’une écriture qui s’apparente à la parole, faite pour être dite, entendue et ressentie. Jeanne elle-même l’exprime ainsi : « J’écris c...
Articles récents

“Epstein” montre la voie vers la fin de l’impunité

 L’affaire Jeffrey Epstein (2005-2019) n’est pas une anomalie historique. Elle s’inscrit dans la continuité de scandales où des individus puissants ont abusé de leur position pour exploiter des personnes vulnérables. Parmi les précédents : l’affaire Marc Dutroux en Belgique (1996-2004) ; l’affaire Jimmy Savile au Royaume-Uni (1960‑2000, révélée en 2012) ; l’affaire Harvey Weinstein aux États-Unis (révélations 2017, procès 2020), qui a déclenché le mouvement #MeToo ; et l’affaire NXIVM (1998-2018) dirigée par Keith Raniere. Des contextes différents, mais un même mécanisme : influence sociale, réseaux de protection, silence prolongé. Ces affaires montrent comment le pouvoir permet à certains de transformer leur position dominante en impunité. Ce n’est pas seulement une question morale individuelle, mais de structures qui protègent et retardent la révélation des faits. Aujourd’hui, ces révélations dévoilent un craquement dans l’édifice du pouvoir — un signe positif que des structures ...

“Epstein” montre la voie vers la fin de l’impunité

L’affaire Jeffrey Epstein (2005-2019) n’est pas une anomalie historique. Elle s’inscrit dans la continuité de scandales où des individus puissants ont abusé de leur position pour exploiter des personnes vulnérables. Parmi les précédents : l’affaire Marc Dutroux en Belgique (1996-2004) ; l’affaire Jimmy Savile au Royaume-Uni (1960‑2000, révélée en 2012) ; l’affaire Harvey Weinstein aux États-Unis (révélations 2017, procès 2020), qui a déclenché le mouvement #MeToo ; et l’affaire NXIVM (1998-2018) dirigée par Keith Raniere. Des contextes différents, mais un même mécanisme : influence sociale, réseaux de protection, silence prolongé. Ces affaires montrent comment le pouvoir permet à certains de transformer leur position dominante en impunité. Ce n’est pas seulement une question morale individuelle, mais de structures qui protègent et retardent la révélation des faits. Aujourd’hui, ces révélations dévoilent un craquement dans l’édifice du pouvoir — un signe positif que des structures autre...

Fissures dans les fondations de l'entité sioniste

L’un des principaux soutiens du sionisme a publié un essai* qui marque un tournant évident — et révèle une fissure réelle dans le projet sioniste. Sans renoncer explicitement au sionisme, Yuval Noah Harari démonte plusieurs de ses piliers moraux fondamentaux.  Il rejette clairement l’idée selon laquelle les Juifs seraient les « peuples autochtones originels » de la terre, nie que les royaumes antiques ou les événements de l’époque romaine puissent fonder des droits politiques modernes, et affirme que l’histoire ne peut servir d’acte de propriété. À elle seule, cette position constitue une rupture majeure avec la justification sioniste classique. Plus frappant encore, il reconnaît qu’au début du XXᵉ siècle, les Palestiniens disposaient d’un droit plus fort sur la terre que les immigrants juifs, et que l’antisémitisme européen n’était ni leur faute ni leur responsabilité. Le sionisme apparaît ici non comme un retour historique inévitable, mais comme un projet politique minoritaire, c...

La Justice du côté du peuple palestinien

Le 19 juillet 2024 marque une victoire immense pour la justice, qui s'est clairement prononcée en faveur des droits du peuple palestinien.  La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis déclarant que l'occupation des territoires palestiniens par Israël est illégale. Elle a exigé que tous les États agissent pour mettre fin à cette occupation et qu'Israël verse des réparations aux Palestiniens ayant souffert de cette situation.  Il faut rappeler que cet avis fait suite à une décision récente de la Cour demandant à Israël de cesser toute action à Gaza susceptible de constituer un génocide. Cet avis de la CIJ va renforcer les pressions internationales sur Israël. Bien que cela prendra du temps, à l'instar de la suppression de l'apartheid en Afrique du Sud, il ne fait aucun doute que la justice prévaudra et que les Palestiniens retrouveront leur droit à l'autodétermination. Benyounès Saidi

France: des résultats et des défis

Le Nouveau Front populaire a remporté 182 sièges lors des élections législatives anticipées, le plaçant comme premier groupe à l'Assemblée nationale française qui en compte 577. Manifestement c'est un motif de satisfaction et de soulagement énormes pour des millions de Français qui subissaient les politiques antisociales du régime de Macron. C'est également une opportunité ouverte devant toutes ceux et celles qui veulent un réel changement.  Ceci étant et sans vouloir minimiser les résultats obtenus, il faut tout de même rappeler que le nouveau Front populaire n'a recueilli que 31,2% des sièges de l'Assemblée nationale et que la part des Français qui ont voté pour lui ne représente que 25,1% des suffrages. En comparaison, le Front Populaire de 1936 avait obtenu 63,5% des sièges alors que 57,8% des Français ont voté pour lui! C'est dire que le Nouveau Front Populaire est loin derrière la prestation de 1936.  Mais tout cela n'enlève rien à l'immense succès...

Palestine: le camp de la justice se renforce

Le gouvernement espagnol a décidé de rejoindre l'Afrique du Sud dans son action à la Cour Internationale de Justice contre Israël. Ce faisant l'Espagne devient le 50e pays à rejoindre le camp d'accusation d'Israël poursuivi pour génocide contre le peuple palestinien. C'est aussi le cinquième pays en Europe à faire cette démarche après l'Irlande, la Belgique, la Turquie et l'Albanie. De leur côté les gouvernements belge et français ont déclaré appuyer toute décision que prendrait la Cour Pénale Internationale concernant les mandats d'arrêt contre le Premier ministre et le ministre de la défense israéliens. Le génocide contre le peuple palestinien ne restera pas impuni. Benyounès Saidi