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Articles

La Première Guerre mondiale a commencé

 La guerre actuelle en Asie de l’Ouest présente tous les signes d’un conflit mondial en préparation. D’un côté, les États-Unis, première puissance mondiale, alliés à Israël, une puissance régionale d’origine européenne. De l’autre, l’Iran, soutenu par l’Irak, le Liban et le Yémen. Contrairement aux conflits du XXe siècle, centrés sur l’Europe, nous assistons aujourd’hui à un affrontement entre une puissance occidentale et une puissance régionale en expansion. Le conflit pourrait rapidement s’élargir. La Chine, puissance asiatique en pleine expansion, pourrait soutenir l’Iran pour des raisons économiques et stratégiques. La Russie, ainsi que les puissances européennes majeures — Grande-Bretagne, France, Allemagne, Espagne et Italie — pourraient intervenir. L’Inde pourrait également être impliquée, étendant encore le conflit à l’Asie du Sud. Ces dynamiques montrent que le conflit dépasse déjà la région initiale et pourrait mobiliser des acteurs de trois continents. Si ces alliances s...
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Fermeté iranienne, recul américain dans le cadre de l’agression israélienne

 Au cours des dernières 48 heures, le président américain a lancé un ultimatum de deux jours à l’Iran concernant l’ouverture du détroit d’Ormuz, avant de finalement faire marche arrière. Cette décision fait suite à la réaction ferme de Téhéran, qui a réaffirmé son refus de céder à toute pression extérieure. Washington a annoncé des négociations prévues pour cinq jours, laissant entendre qu’un dialogue était possible, mais l’Iran a nié toute discussion, directe ou indirecte, ce qui suggère que la déclaration américaine visait surtout à « sauver la face ». On doit rappeler que cette confrontation, impliquant Israël et les États-Unis, cible un État souverain. Le gouvernement israélien, et en particulier son Premier ministre, a largement contribué à impliquer Washington, dépassant le cadre américain et s’inscrivant dans une dynamique régionale complexe, où la défense de la souveraineté iranienne se heurte à des intérêts stratégiques multiples. L’Iran a répondu avec détermination, affir...

L’agression contre l’Iran marque la fin de l’OTAN

 De grosses divergences opposent aujourd’hui le président américain Trump et plusieurs dirigeants européens. Les tensions sont apparues lorsqu’il a exprimé son intention d’annexer le Groenland, territoire autonome relevant du Danemark. L’agression israélo-américaine contre l’Iran a accentué les divisions. Washington a sollicité le soutien des pays européens, mais plusieurs ont refusé. Lors d’un échange avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a même évoqué un retrait des États-Unis de l’OTAN. Créée en 1949 pour faire face à l’Union soviétique, l’OTAN aurait dû disparaître avec la fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie (une alliance militaire regroupant les pays du bloc soviétique). Au lieu de cela, elle s’est élargie, passant de 12 à 32 membres aujourd’hui. Un retrait des États-Unis marquerait la fin de l’OTAN et permettrait un retour à une situation plus normale, ouvrant la voie à un nouvel espace européen basé sur la coopération économique ...

Le leadership au temps du « Trump-era »

 L’échange à la Maison Blanche fut un véritable exemple de leadership. Lors de la rencontre du 17 mars, lorsque le président Donald Trump a dit du Premier ministre britannique Keir Starmer "ce n'est pas Winston Churchill", le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a corrigé le président Trump à deux reprises avec calme et clarté. Il a reconnu le rôle de Churchill en tant que grand leader de guerre, mais a souligné que, compte tenu de l’histoire de l’Irlande et de sa lutte pour l’indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni, son héritage est perçu sous un angle plus complexe. Martin a également défendu Starmer, le qualifiant de "personne très sérieuse et fiable" et louant ses efforts pour améliorer les relations irlando-britanniques. Dans le même esprit, Zohran Mamdani, maire de New York City, a montré la même fermeté lors de sa rencontre avec le président Trump malgré les critiques précédentes. Ces moments montrent que le leadership se révèle souvent dans la maniè...

Nouveau craquement du lobby sioniste : un haut responsable américain dénonce son rôle dans l’agression contre l’Iran

 Joseph Kent, directeur du Centre national américain de lutte contre le terrorisme, a démissionné. Dans sa lettre particulièrement courageuse adressée au président Donald Trump, il affirme que la guerre en cours contre l’Iran a été poussée par Israël et son puissant lobby à Washington. Selon lui, l’Iran ne représentait aucune menace imminente. Il dénonce une campagne de désinformation orchestrée par certains responsables israéliens et médias influents pour convaincre l’administration qu’une attaque contre l’Iran serait rapide et nécessaire. Il établit un parallèle avec la guerre d’Irak de 2003, qu’il qualifie de désastre ayant coûté la vie à des milliers de soldats américains sur la base d’arguments trompeurs. Sa femme a été tuée lors de son service dans un conflit qu’il considère lié à des choix politiques erronés. Cette tragédie renforce sa décision de ne pas soutenir l’envoi d’une nouvelle génération d’Américains dans une guerre qui, selon lui, ne sert pas les intérêts du peuple...

New Crack in the Zionist Lobby: a senior U.S. official denounces its role in the aggression against Iran

 Joseph Kent, Director of the U.S. National Counterterrorism Center, has resigned. In his particularly courageous letter to President Donald Trump, he states that the ongoing war against Iran was pushed by Israel and its powerful lobby in Washington. According to him, Iran posed no imminent threat. He also denounces a disinformation campaign orchestrated by certain Israeli officials and influential media to convince the administration that striking Iran would be necessary and lead to a swift victory. He draws a parallel with the 2003 Iraq war, which he calls a disaster that cost the lives of thousands of U.S. soldiers based on misleading arguments. His wife was killed while serving in a conflict he considers “manufactured.”  This tragedy reinforces his decision not to support sending a new generation of Americans into a war that, in his view, does not serve the American people’s interests. Benyounès Saidi  ---------------------------------------- Letter to President Trump...

Changement de régime — ou quand les vents ne soufflent pas en faveur des navires

 Chaque fois que des pays puissants, comme les États-Unis, parlent de changement de régime, ils devraient réfléchir aux conséquences. L’Irak montre comment l’intervention étrangère peut se retourner contre ceux qui l’entreprennent. L’Irak était autrefois un pays laïque et unifié. Après les invasions américaines et le changement de régime — notamment en 2003 — ses institutions se sont effondrées, et la politique confessionnelle est devenue dominante. Au lieu de restaurer un État laïque, le nouveau système s’est organisé autour de l’identité religieuse et des factions divisées, rendant la politique instable et fragmentée. Aujourd’hui, 35 ans après la première attaque américaine en 1991, l’Irak ne peut toujours pas former un gouvernement stable en raison des désaccords entre les blocs, et le pays accueille plusieurs présences militaires étrangères — les États-Unis, la Turquie, l’OTAN et des groupes armés soutenus par des puissances régionales. L’ambassade américaine a été attaquée à p...