Au cours des dernières 48 heures, le président américain a lancé un ultimatum de deux jours à l’Iran concernant l’ouverture du détroit d’Ormuz, avant de finalement faire marche arrière. Cette décision fait suite à la réaction ferme de Téhéran, qui a réaffirmé son refus de céder à toute pression extérieure. Washington a annoncé des négociations prévues pour cinq jours, laissant entendre qu’un dialogue était possible, mais l’Iran a nié toute discussion, directe ou indirecte, ce qui suggère que la déclaration américaine visait surtout à « sauver la face ». On doit rappeler que cette confrontation, impliquant Israël et les États-Unis, cible un État souverain. Le gouvernement israélien, et en particulier son Premier ministre, a largement contribué à impliquer Washington, dépassant le cadre américain et s’inscrivant dans une dynamique régionale complexe, où la défense de la souveraineté iranienne se heurte à des intérêts stratégiques multiples. L’Iran a répondu avec détermination, affir...
De grosses divergences opposent aujourd’hui le président américain Trump et plusieurs dirigeants européens. Les tensions sont apparues lorsqu’il a exprimé son intention d’annexer le Groenland, territoire autonome relevant du Danemark. L’agression israélo-américaine contre l’Iran a accentué les divisions. Washington a sollicité le soutien des pays européens, mais plusieurs ont refusé. Lors d’un échange avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a même évoqué un retrait des États-Unis de l’OTAN. Créée en 1949 pour faire face à l’Union soviétique, l’OTAN aurait dû disparaître avec la fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie (une alliance militaire regroupant les pays du bloc soviétique). Au lieu de cela, elle s’est élargie, passant de 12 à 32 membres aujourd’hui. Un retrait des États-Unis marquerait la fin de l’OTAN et permettrait un retour à une situation plus normale, ouvrant la voie à un nouvel espace européen basé sur la coopération économique ...