Chaque fois que des pays puissants, comme les États-Unis, parlent de changement de régime, ils devraient réfléchir aux conséquences. L’Irak montre comment l’intervention étrangère peut se retourner contre ceux qui l’entreprennent.
L’Irak était autrefois un pays laïque et unifié. Après les invasions américaines et le changement de régime — notamment en 2003 — ses institutions se sont effondrées, et la politique confessionnelle est devenue dominante. Au lieu de restaurer un État laïque, le nouveau système s’est organisé autour de l’identité religieuse et des factions divisées, rendant la politique instable et fragmentée.
Aujourd’hui, 35 ans après la première attaque américaine en 1991, l’Irak ne peut toujours pas former un gouvernement stable en raison des désaccords entre les blocs, et le pays accueille plusieurs présences militaires étrangères — les États-Unis, la Turquie, l’OTAN et des groupes armés soutenus par des puissances régionales. L’ambassade américaine a été attaquée à plusieurs reprises, et le gouvernement américain incite ses citoyens à quitter l’Irak pour leur sécurité.
Comme dit l’ancien proverbe arabe : « Les vents ne soufflent pas toujours dans le sens des navires » — un rappel clair que l’intervention étrangère apporte souvent le chaos plutôt que la stabilité.
Benyounès Saidi
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