L’agression menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, initialement prévue pour quelques jours, est maintenant dans sa troisième semaine. Comment cette guerre se déroule-t-elle ? Et surtout, qui va la gagner ? Les enjeux militaires sont élevés et la censure est forte, notamment en Israël. Pourtant, il est possible de tenter une réponse à partir des éléments disponibles.
Le coût matériel atteint près d’un milliard de dollars par jour. La hausse mondiale du pétrole et du gaz pèse surtout sur l’Europe. Une opposition pourrait croître aux États-Unis, surtout dans les milieux d’affaires sensibles aux coûts et aux risques d’instabilité. L’opinion publique y reste réticente à une nouvelle guerre au Moyen-Orient.
Les destructions en Iran sont importantes, mais Israël subit aussi des dégâts considérables. L’Iran montre une résistance inattendue et une énergie que beaucoup n’avaient pas anticipées.
L’histoire récente offre des leçons : les États-Unis ont échoué dans des guerres longues et coûteuses comme au Vietnam, en Irak et en Afghanistan, non seulement pour des raisons militaires ou politiques, mais aussi parce qu’elles étaient injustes. Aujourd’hui, l’Iran est un pays agressé, ce qui renforce sa cohésion et sa capacité de résistance.
Cette guerre s’inscrit dans le drame palestinien, vieux de 77 ans. Israël semble être le principal initiateur de l’attaque contre l’Iran, en partie pour détourner l’attention de la question palestinienne. L’Iran soutient le droit des Palestiniens à l’autodétermination sur l’ensemble de leur terre historique.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’Iran, héritier de l’ancienne Perse, c’est-à-dire une civilisation millénaire, conserve une identité forte malgré invasions et épreuves. L’empire perse, vieux de plus de deux millénaires, reste un symbole de continuité historique et de résistance nationale.
Il est fort probable que cette guerre se termine par la fin de l’agression israélo-américaine, la reconnaissance du droit des Iraniens à décider de leur avenir, et celle des Palestiniens à retrouver leur terre et leur dignité.
Benyounès Saidi
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