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Afghanistan: la défaite, la honte et le cynisme

Au-delà des tambourins qui jouent inlassablement la "Symphonie des droits de l'homme et du grand méchant loup" les faits sont là, incontournables.

La date du 15 août 2021 signifie la défaite cuisante de l'empire américain après 20 ans d'occupation, face au peuple héroïque afghan qui avait rejeté précédemment l'occupation soviétique et les tentatives britanniques. Les États-Unis n'avaient pas tiré les leçons de leur défaite au Vietnam en 1975. Le feront-ils cette fois?

Au lieu de s'en tenir à l'essentiel, c'est-à-dire plier bagage et partir au plus vite, les États-Unis et les autres pays occidentaux qu'ils ont enrôlé dans cette sale guerre, ont créé et aggravé une crise humanitaire en encourageant le départ de citoyens afghans.

Dans le même mouvement, ces pays déclarent soudainement qu'ils sont prêts à recevoir des milliers de réfugiés afghans après avoir longtemps décrété que les réfugiés représentent un "danger" pour eux.

Pire encore, ces pays se livrent à un triage absolument honteux : ils veulent sauver les "bons afghans" c'est-à-dire ceux qui ont collaboré avec les occupants, et rejeter les "mauvais afghans" qui ont décidé de rester chez eux. Y a-t-il une limite au cynisme?

Benyounès Saidi

Commentaires

  1. Bien vue,sur tous les angles,après le sauve-qui-peut au Vietnam,l'anarchie en Irak,l'incapacité d'affronter l'Iran,cette déroute est plus que significative.Le rêve américain devient un cauchemare

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