L’affaire Jeffrey Epstein (2005-2019) n’est pas une anomalie historique. Elle s’inscrit dans la continuité de scandales où des individus puissants ont abusé de leur position pour exploiter des personnes vulnérables.
Parmi les précédents : l’affaire Marc Dutroux en Belgique (1996-2004) ; l’affaire Jimmy Savile au Royaume-Uni (1960‑2000, révélée en 2012) ; l’affaire Harvey Weinstein aux États-Unis (révélations 2017, procès 2020), qui a déclenché le mouvement #MeToo ; et l’affaire NXIVM (1998-2018) dirigée par Keith Raniere. Des contextes différents, mais un même mécanisme : influence sociale, réseaux de protection, silence prolongé.
Ces affaires montrent comment le pouvoir permet à certains de transformer leur position dominante en impunité. Ce n’est pas seulement une question morale individuelle, mais de structures qui protègent et retardent la révélation des faits.
Aujourd’hui, ces révélations dévoilent un craquement dans l’édifice du pouvoir — un signe positif que des structures autrefois inviolables commencent à se fissurer. Mais pour que ce craquement conduise à de véritables améliorations, il faut que la responsabilité soit clairement définie. La question n’est pas seulement morale : c’est une question de pouvoir, et il faut des sociétés et des mouvements solides pour limiter et mettre fin à ces dérives.
Benyounès Saidi
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