De grosses divergences opposent aujourd’hui le président américain Trump et plusieurs dirigeants européens. Les tensions sont apparues lorsqu’il a exprimé son intention d’annexer le Groenland, territoire autonome relevant du Danemark.
L’agression israélo-américaine contre l’Iran a accentué les divisions. Washington a sollicité le soutien des pays européens, mais plusieurs ont refusé. Lors d’un échange avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Trump a même évoqué un retrait des États-Unis de l’OTAN.
Créée en 1949 pour faire face à l’Union soviétique, l’OTAN aurait dû disparaître avec la fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie (une alliance militaire regroupant les pays du bloc soviétique). Au lieu de cela, elle s’est élargie, passant de 12 à 32 membres aujourd’hui.
Un retrait des États-Unis marquerait la fin de l’OTAN et permettrait un retour à une situation plus normale, ouvrant la voie à un nouvel espace européen basé sur la coopération économique et les échanges culturels, « de l’Oural à l’Atlantique ».
Paradoxalement, l’agression contre l’Iran pourrait accélérer cette remise en question et inaugurer un nouvel équilibre international fondé sur la paix et la coopération.
Benyounès Saidi
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